Situé au rez-de-chaussée du bâtiment de la police municipale, le service compte trois agents et une responsable qui gèrent les objets trouvés mais aussi la fourrière, l'administratif et la finance. Ils accueillent donc les dépôts d'objets, qui sont enregistrés, référencés avec le plus de détails possibles, numérotés et étiquetés puis rangés et classés par mois dans un local dédié afin de faciliter leur recherche. Le service s’occupe également d'enregistrer les déclarations de perte. En moyenne, une vingtaine de passages par jour sont recensés.
Un service qui peut faire des heureux
Parmi les objets trouvés les plus récurrents, on trouve des clés, des téléphones, des affaires scolaires, des cartes, etc. Et parfois des choses plus insolites comme un dentier, une guitare ou une urne funéraire pleine. "Quand il s'agit de papiers d'identité et que nous avons une adresse, nous envoyons une lettre à la personne. Nous effectuons également des recherches dans le cas de cartes de paiement auprès d'établissements bancaires", explique Jean-Luc Picot, directeur de la police municipale. La durée de conservation dépend de leur nature. Dans le cas de papiers d'identité, ils sont conservés quinze jours avant renvoi à la préfecture ou à la mairie concernée. Pour les vêtements, ils sont souvent donnés à des associations au bout d'un an. Pour des objets plus conséquents ayant une valeur de revente tels que des vélos, passé le délai d'un an, ils peuvent être revendus au service des Domaines, géré par l'État.
Une chose est sûre, le service des objets trouvés peut faire des heureux, surtout lorsque ça touche à l'affectif et qu'un doudou ou un bijou retrouve son propriétaire.

