Cette repose symbolique marque la fin de la 1ère tranche de travaux qui concerne la flèche et le clocher datés du XVe siècle. Elle aura lieu mardi 31 mars 2026 à 10h30 en présence de Jérôme Baloge, maire de Niort, Simon Fétet, préfet des Deux-Sèvres, de Monseigneur Beau, archevêque de Poitiers, du Père Dupont, de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul de Niort et de Marie-Pierre Niguès, architecte du patrimoine.
Le coq girouette (daté de 1775, restauré en en 1816) avait quitté son perchoir fin juillet 2025. Long d’un mètre dix, haut de 60 centimètres, il a été exposé à l’accueil du musée Bernard d’Agesci à Niort pendant les Journées européennes du Patrimoine, avant son départ pour la société de restauration d’oeuvres d’art Socra en Dordogne, celle-là même qui a restauré les 16 statues en cuivre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le coq ne contenait ni relique, ni parchemin enfermé dans un tube en plomb. Il est en revanche percé de deux trous, vraisemblablement des impacts de balles d’origine inconnue.
Une relique des Martyrs des Carmes a été déposée ce 31 mars 2026 entre le fourreau qui porte le coq et la pierre. Il s’agit de trois prêtres niortais réfractaires pendant la Révolution française, incarcérés au Couvent des Carmes à Paris et assassinés le 2 septembre 1792.
Que sait-on sur le coq girouette de Notre-Dame ?
Ce que l’on sait jusqu’à présent de lui se résume aux inscriptions gravées sur sa queue : « Fait par P. Brissault à Niort le 26 juillet 1816, monté par Chaput recouvreur sous la fabrique de MM. Cuvelier aîné, Bernard, Laqueray et Guérineau ». Selon Marie-Pierre Niguès, architecte du patrimoine, mandataire de l’équipe de maîtrise d’oeuvre du chantier de restauration de Notre-Dame, la girouette en cuivre, très stylisée, ne ressemble pas aux modèles en cours au XIXe siècle. Est-ce une réplique d’un coq plus ancien, disparu, victime d’une mauvaise chute ou des colères du ciel ? Peut-être.
La foudre en 1737 a endommagé l’édifice
La foudre qui s’est abattue sur le clocher de l’église dans la nuit du 25 au 26 septembre 1737 a causé à l’édifice des dégâts considérables. Elle a frappé de nouveau en novembre 1793,puis en janvier 1809. A chaque fois, des réparations ont été effectuées, sans que l’on ait pu toujours véritablement « juger du mal ». C’est l’architecte niortais Pierre-Théophile Segrétain qui en 1842 « repère une lézarde continue quelquefois de 4 cm, traversant toute l’épaisseur de la muraille, dans la face nord sur 6 m de hauteur ». Sous sa direction, des travaux de restauration sont réalisés et un paratonnerre est installé.
183 ans plus tard, une nouvelle maîtrise d’oeuvre répare toujours les dégâts de la tempête de 1737
Depuis septembre 2025, la Somebat, entreprise de maçonnerie et de taille de pierre, a purgé la flèche de ses éléments métalliques et de ses joints en ciment. Les vingt-cinq derniers rangs de pierres sur 30 mètres ont été déposés pour réparer ou remplacer les blocs altérés par des pierres issues de carrières situées dans la Vienne. La pointe de la flèche a été reconstruite, une pierre en forme de fleuron dans le style de la région, maçonnée au mortier de chaux. Un nouveau dispositif anti-foudre sera mis en place en avril 2026.
Depuis mi-mars 2026, les compagnons des Ateliers Enache (Paris) restaurent les pierres moulurées et sculptées de la flèche, de la coursive et du beffroi.
L’église Notre-Dame à Niort une restauration d’ampleur
La 1ère phase de restauration de l’église Notre-Dame engagée par la Ville de Niort s’achève avec la rénovation de la flèche du XVe siècle et la repose symbolique du coq et de la croix à son sommet qui culmine à 75 mètres.
Pourquoi ces travaux de restauration ?
• Préserver durablement l’église Notre-Dame, élément majeur du patrimoine niortais, en intervenant sur les parties les plus fragilisées par les intempéries, le gel, les secousses sismiques au fil des siècles.
• Sécuriser l’édifice et consolider les structures endommagées, notamment la flèche, le clocher et la voûte.
• Restaurer les décors sculptés et les éléments architecturaux altérés, dans le respect de leur qualité et de leur histoire.
• Redonner lisibilité et éclat aux façades et aux ornements, aujourd’hui dégradés par le temps et les intempéries.
• Faciliter l’entretien futur du monument grâce à des aménagements techniques adaptés, notamment le remplacement de planchers métalliques dans le clocher.
Quels financements ?
3,9 M€ HT, dont 1,08 M€ pour les travaux de la flèche, financés par la Ville de Niort, avec le soutien de l’Etat (782 128 €) et du Département (15 000 €).
La maitrise d’ouvrage est assurée par la Ville de Niort. Les travaux sont coordonnés par Marie-Pierre Niguès, architecte du patrimoine à Niort. L’entreprise La Somebat entreprise de maçonnerie et de taille de pierre à Saint-Symphorien (79) assure les travaux de restauration de l’édifice et les compagnons des Ateliers Enache (Paris) prennent en charge la restauration des sculptures et pierres moulurées.





